Moulin à huile à Puyméras

 

Moulin à Puyméras. 

 

Fabrication artisanale extraite par 1ére pression à froid 

 

 

Le vieux moulin à huile de Mirabel-aux-Baronnies a déménagé et se trouve maintenant sur la route de Nyons à Puyméras (Vaucluse). Voici l'enseigne du "vieux" nouveau moulin qui se trouve sur le parking en arrivant. 

Un peu d'histoire: (Extrait du journal Le Dauphiné)

Situé dans le berceau de la Tanche, aux portes de la Verdale du Vaucluse, le moulin à huile d'Alain Farnoux, à Mirabel-aux-Baronnies est l'un des plus anciens moulins de la région.
Il date du 17e siècle et, de génération en génération, la famille Farnoux, en a maintenu son activité.
Mais, pour satisfaire à la demande et honorer les normes européennes, la Sarl Farnoux a déplacé sa fabrication à la zone artisanale de Puyméras.
Le vieux moulin a été remplacé par une nouvelle bâtisse de 460 m2, incluant le moulin et un magasin qui a ouvert ses portes courant avril 2010. Le moulin qui produit 100 tonnes d'huile par an et emploie trois personnes, est en activité.
La salle de réception accueille (vers le mois de décembre et janvier) la cueillette des olives des oléiculteurs et particuliers.
« Dans cette salle, les olives, dès leur arrivée, sont triées puis lavées à l'eau froide. Trois phases dites de triturage sont ensuite nécessaires pour recueillir le jus de l'olive qui contient 20 à 25 % de son poids en huile.
Il y a d'abord le broyage, une opération qui a pour but de faciliter le pressurage obtenu par deux meules en granit qui tournent dans un bac en pierre.
Le pressurage de la pâte obtenue au broyage est ensuite placée dans des scourtins en fibres synthétiques à raison de deux à trois kilos bien répartis qui par un système à presse de décantation laissera s'écouler un nectar aussi naturel qu'un jus de fruit » explique Pierre-Jean Chovelon, le petit-fils d'Alain Farnoux.
Bien évidemment, de ces différentes opérations et des bonnes pratiques d'hygiène, dépendent la qualité de l'huile.
Et comme au Moulin Farnoux rien ne se perd, les résidus ou sous produits de l'huilerie :
la margine (l'eau des olives) grignons ou eaux des enfers et noyaux sont utilisés à la fabrication de fertilisants, terreau pour les vergers et servent aussi de combustibles. 
 

 

Mais vous pouvez toujours aller voir ce vieux moulin familial à Mirabel-aux-Baronnies, il est devenu un musée, il se visite. Tant de générations s'y sont succédées pour nous apporter un savoir faire. Une visite très intéressante, vous y verrez que les olives étaient broyées à la manière des anciens, c'est à dire avec des meules de pierres pour écraser les olives ce qui donne un goût comparable aux huiles d'olives. Une partie des olives (complétée par l'apport des particuliers) sont issues d'un domaine familial de 1500 oliviers.

Le vieux moulin en vieilles pierres devenu un musée, vous plongera dans un ambiance du passé. Vieux moulin de Mirabel-aux-Baronnies. 

 

Aujourd'hui, le moulin de Puyméras a pris le relais. Il est plus moderne mais la manière de faire l'huile est restée exactement la même. Le moulin fonctionne surtout en décembre. Des gens très accueillants et très sympathiques vous recevront avec l'accent de la Provence et vous feront faire aussi la visite du moulin. Il y à aussi une magnifique boutique ou vous pourrez goûter... olives, tapenades, pistou... et bien d'autres produits de fabrication artisanale. Avant de faire vos achats, si vous le désirez. 

 

 Voici quelques photos prises lors de ma visite au moulin (en août) qui ne fonctionnait pas en ce moment, puisque la pleine saison de fonctionnement est en hiver. 

 

Voici les meules de pierres pour écraser les olives. 

 

Une meule de pierre, elle me "paraissait" faire environ plus 1 mètre de diamètre, et 30 cm voire 40 cm d'épaisseur. Quand à son poids, je ne pouvais pas l'imaginer. Mais un certain poids tout de même.... En réalité chaque meule pèse environ 2 Tonnes ! Et le mécanisme environ 500kg. Quand même. 

 

Voici un scourtin en fibre synthétique. 2 à 3 kg de pâte d'olives y sont bien répartis dessus, (après le broyage des olives). Puis un autre scourtin est posé dessus, de nouveau on étale une couche d'olives écrasées, puis un autre scourtin etc etc... 

 

Ensuite les scourtins sont empilés les uns sur les autres, puis pressés lentement pour en retirer ce liquide si beau. Le jus qui est extrait est composé d'eau et d'huile qui sont séparés dans une centrifugeuse (autrefois ça se faisait à la main avec une espèce de pelle plate appelée "feuille"). L'huile d'olive véritable trésor pour la santé, est ensuite ensuite  stockée dans des cuves en inox puis mise en bouteilles un peu plus loin à l'écart en fur et à mesure des commandes.  

 

  

Saviez-vous que...

- pour faire 1 litre d'huile, il faut 5 à 6 kg d'olives?

- et que "le grignon" sert de fertilisant ou de combustible?  

 

Voici quelques photos persos de la boutique.

 

Une vraie magnifique fontaine qui coule et aussi en trompe l'oeil. Elle se trouve en arrivant à droite dans le coin en rentrant dans la boutique. Superbe ! 

 

Le comptoir avec inscrit "Moulin familial depuis 1572". 

 

Magnifique fresque intérieur sur un des murs de la boutique. 

 

Prise de vue de la route du vieux nouveau Moulin à Puyméras. 

 

Le vieux nouveau moulin pris de plus prés. Il est de couleur rose pâle avec dessiné sur la façade à chaque coin du moulin une branche d'olivier.

Il est très bien placé. Pour se garer vous avez un grand parking à votre disposition. L'enseigne "Moulin à huile" est en rouge et écrit assez gros, vous ne pouvez pas le rater. 

 

  

Et voilà, la saison de la fabrication de l'huile d'olive au moulin est commencée. Voici quelques photos.

 

Les olives sont ramassées à la main encore aujourd'hui. Avec de longues gaules de noisetiers ou de châtaigniers pour faire tomber celles qui sont encore sur les arbres pour les faire tomber à la main dans de grands filets autour de l'olivier. Pour des arbres petits, on peut toutefois procéder en utilisant une sorte de petit râteau avec lequel on peigne littéralement les branches. Enfin, on peut cueillir les olives à la main dans des corbeilles pendues devant soi.  

Vue d'ensemble des machines du moulin. Photos dessus et dessous 

 

 Nous avons eu la chance de visiter le moulin pendant son fonctionnement. En décembre 2010. 

 

Meules de granit d'1 tonne chacune. Il y à 2. Ces meules tournent et écrasent 250kg d'olives fraiches avec leurs noyaux. (Les noyaux contiennent un antioxydant de conservation naturel pour l'huile). Les meules tournent pendant 15 minutes environ. 

 

Les meules de plus prés. Assez impressionnant ces grosses meules de pierres. (Photos dessus et dessous). 

 

 

 

Ensuite la pâte d'olives obtenue par broyage sort dans un bac et passe par une vis sans fin (vis d'Archiméde). Cela sert à entrainer la pâte d'olives avant de la mettre dans les scourtins. 

 

 

 

Scourtin tout beau tout neuf avant la mise de la pâte d'olives. 

 

Le scourtin est vide, et environ 2,5 à 3 kg de pâtes d'olives va étre placées sur ces scourtins.  

 

Vue de plus prés... Regardez bien, la pâte d'olive tombe sur le scourtin.  

 

Voilà le scourtin est bien rempli de cette belle pâte d'olives broyées. Puis 1 autre scourtin va être remis dessus.. comme ça 4 fois, et une plaque de fer va être posée dessus pour bien séparer et appuyer le tout et de nouveau, 1 scourtin va être remis par dessus, ensuite de la pâte d'olive, comme ça 4 fois. Empilés les uns sur les autres etc... 

 

Ensuite tous les scourtins remplis sont mis par pression placée sous une presse de 400 tonnes pendant 45 minutes. Le tout est écrasé pour faire sortir l'huile. La partie solide, le grignon ( reste de noyaux et de pulpes d'olives) reste dans le scourtin. L'huile poursuit son chemin vers le centrifugeuse qui est l'opération finale pour séparer l'huile et l'eau.  

 

Voici l'or de la Provence. L'huile d'olive pure et belle. Elle est stockée et conservée dans des cuves en inox pour éviter l'oxydation de l'huile. Puis sera mise en bouteille au fur et à mesure des commandes.

 

Petit d'historique

Le terme "olive" est apparu dans la langue française en 1080. Il est dérivé du provençal oliva qui l'a emprunté au latin Olea. Le terme "huile" est apparu au début du XIIe siècle sous la forme de "olie", "oile", puis "uile". Il vient du latin oleum, "huile d’olive", qui est dérivé de Olea, "olive", indiquant que pour les Romains, huile et olive étaient synonymes.
Le "h" du mot français est apparu pour éviter toute confusion entre "uile" et "vile" à l'époque où la consonne "v" s'écrivait "u".
 

 

 

Je vous souhaite une bonne visite au vieux moulin de Puyméras. 

 

Ma petite vidéo

 

 

 

*** 

Adresse du moulin de Puyméras:
Route de Nyons, 84110 Puyméras
Téléphone :04 90 12 02 57

 

* Saviez-vous que... L'huile d'olive est connue depuis la plus haute antiquité.
Les Grecs anciens, les phéniciens et les Romains l'utilisaient déjà pour leur cuisine (à l'origine de la cuisine méditerranéenne) et pour leurs produits cosmétiques, ainsi que les Hébreux pour allumer leur chandelier. Des feuilles fossilisées datant du paléolithique ou du néolithique ont été trouvées en bordure du Sahara, date estimée à 12 000 ans avant J-C. Toutefois les premiers plans domestiqués apparaissent au IVe siècle av. J-C et s'étendent sur tout le bassin méditerranéen, grâce aux échanges commerciaux. 
* L'huile d'olive est composée d'environ 99 % de Lipide. Le 1 % restant constitue les composés mineurs. 

La légende dit que... Zeus, Dieu des dieux, lança un défi à Athéna (déesse de la sagesse) et à Poséidon (dieu de la mer), en leur demandant de faire un dont à une nouvelle ville dont ils se disputaient la souveraineté.
Poséidon fit jaillir un cheval magnifique d'un rocher pouvant porter armes, cavaliers, chars, et faisant gagner les batailles.
Athéna toucha la terre et fit sortir un arbre qui nourrissait, soignait les blessures et les rhumes et ne mourant jamais.
Ainsi fut nommé Athènes. Le peuple déclara que l'olivier était le don le plus utile à l'humanité.

Une autre légende dit... Athéna se pencha sur un morceau de terre, le toucha avec sa lance et en fît sortir un arbre éternel permettant de nourrir, soigner les blessures et tous les maux. L'Olivier, car tel était l'arbre ainsi sortit du sol, fut déclaré, le don le plus utile de l'Humanité et Athéna obtint la protection de la ville qui porte toujours son nom "Athènes".

  

 

 

 

 



09/09/2010
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