-- LES TRAVAILLEURS INDOCHINOIS

 

Les travailleurs indochinois de la 2éme guerre mondiale

 

Journal Vaucluse matin [ici] Les Indochinois se voient parquer dans un camp dans le quartier Bécassière de Sorgues. Photo DR/Raymond CHABERT (études Sorguaises)

*

L'histoire de cette petite commune du Vaucluse, à 10 km d'Avignon,
 est marquée par son immense usine de fabrication de poudres et explosifs, vieille d'un siècle et demi.
En 1939, l'Etat y envoya plus de 5000 travailleurs indochinois. Ils y vécurent parqués dans des camps, obligés de travailler à la poudrerie, sans recevoir aucun salaire. Source

 

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- Source du texte Etudes Sorguaises : Enfants d'emmigrés de force ...

... Ils furent souvent embarqués dans des cales destinées aux marchandises, couchés sur des châlits sans matelas, entassés à 5 ou 6 sur des planches de 1, 50 m. Les cales n'avaient souvent ni toilettes, ni douches. il était défendu de monter sur le pont supérieur occupé par des Français ou des gradés. Dans ce confinement, avec les remous de la mer, ils étaient nombreux à être malades, l'atmosphère étant irrespirable avec des odeurs de vomissure. La nourriture leur était servie pour dix personnes dans des cuvettes....

 

... Sorgues a connu quatre camps: les Bécassières, Poinsard et Badaffier,
dont un appelé par la suite Bir-Hakeim!
Cinq compagnies ont séjourné dans ces camps. L'immense cantonnement se composait de nombreux petits bâtiments en briques couverts de tuiles plates.
C'est à Poinsard qu'on reconnaît le mieux ce qui ressemble à une cité ouvrière, tous les bâtiments étaient conçus sur le même modèle.
 Les baraques abritaient jusqu'à 24 personnes. En hiver, ni chauffage, ni eau chaude.
Pendant cette mauvaise saison, les jours de mistral aggravaient la situation. La toilette était alors sommaire. Le camp de Badaffier a été rasé pour faire place aujourd'hui à l'actuel « stade du Badaffier »...

 

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Dans le Vaucluse, le camp de regroupement de Sorgues a été le plus important avec près de 4 000 internés. Le quadrillage des anciens baraquements des quartiers des Bécassières et de Poinsard, installés autour de la Poudrerie, est conservé dans l'urbanisme de la ville contemporaine. Les travailleurs « indigènes » de Sorgues furent affectés aux travaux agricoles et forestiers, en particulier à Sault, dans la forêt Saint-Lambert, entre Lioux et Murs, à la scierie de Notre-Dame de Lumières à Goult. Ils furent également employés dans les briqueteries de Bollène, les ateliers de cartonnage à Valréas, chez les expéditeurs cavaillonnais...

Extrait du dossier de Presse de l'exposition:Musée d'histoire Jean Garcin [ici]

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- Site officiel du Centre nationale de l'histoire et de l'immigration.

- Les travailleurs indochinois enfin reconnus à Sorgues.

- Vernissage du 4 septembre 2012 en photos de l'exposition "Indochine de Provence, le silence de la Rizière. [ici]

 

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Le 6 septembre 2012 à Sorgues,
une journée du souvenir, en hommage aux cinq mille Indochinois qui s'épuisèrent, pendant la guerre dans l'immense poudrerie locale. 

 Une exposition qui se souvient des 4 000 Indochinois "immigrés de force" et un hommage à ces oubliés.

 



06/09/2012
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