Poémes de Provence - J'aime le Vaucluse !

 

Poémes de Provence

                            

 

 

Voici quelques poèmes Provençaux

 

 

ço que voulèn

Sian prouvençau e sian felibre;

Voulén garda nôsti viéis us

E voulèn viéure en ome libre

Sout noste cèu plen de trelus,

Voulèn tout l'an faire l'aiôli

E manja-famihau festin-

Pèr Nouvè li poumpo à l'ôli,

Li castagno pèr San-Martin.

 

Ce que  nous voulons:

Nous sommes Provençaux et félibres;

Nous voulons garder nos vieux usages

Et voulons vivre en hommes libres

Sous notre ciel plein de splendeur

Nous voulons tout l'an faire l'aioli

Et manger-familial festin-

Pour Noël les pompes à l'huile

Les châtaignes pour Saint-Martin.

Extrait du semainié Provençal du pays d'oc. Editions: Le rameau d'olivier.

***

Quand quaucun renavo
Contro soun endré
E que s'enanavo  
Batre lis Adré.
 
Cresès-me coulègo
Disié Jacoumin;
L'a pertout sa lègo
De marrit camin. 

*


Quand quelqu'un ronchonne
contre l'endroit où il vit
et qu'il sen va
battre les chemins.

Crois moi mon ami
disait Jacquemin;
il y a partout son lot
de mauvais chemin.

 

***

 

Per lou matin de caléndo

Aquéli quatre vers vous baioun lou bonjour;

Dins quèli quatre vers esclato moun amour;

Aquèli quatre vers vous baioun mis estreno,

Aquèli quatre vers vous demandon li miéuno.

 

Pour le matin de Noël

Ces quatre petits vers vous disent le bonjour;

Ces quatre petits vers vous peignent mon amour;

Ces quatre vers vous offrent mes étrennes,

Ces quatre petits vers vous demandent les miennes.

 

                  ***

 

La maire

 

Quau nous tintourlejo tre nosto niessènço ?

Quau baio à nosto frèulo enfanço

Soun têta dous, nosto proumié caire ?

es nosto maire

Bèn avans vàutri, quau s'éviho ?

E aprés vàutri, quau que vèio

Clinado ? vous leissant à miech aire

es vosto maire

Quau fau segur de longo

Benesi durènt toùto vosto vido

Enjusc' au darrié caire ?

Es vosto maire

 

La mère

Qui nous cajole dés la naissance ?

Qui nous donne à notre frêle enfance

Son doux, son premier aliment ?

C'est notre maman

Bien avant vous qui donc s'éveille ?

Bien après vous quelle veille

Penché sur votre front dormant ?

C'est votre maman

Aussi, qui devez-vous sans cesse

Bénir durant votre jeunesse

Et chérir jusqu'au dernier moment ?

C'est votre maman.

Extraits du livre de: Dins la banasto de ma grand.

Robert Bézet

Félibre de l'Escalo de pont de Sorgo

                

 



04/09/2018
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