Embrasser la Fanny

 

L'origine de la légende : La tradition de la Fanny serait savoyarde et non méridionale.

La Fanny originelle aurait été serveuse au café juste avant la Première Guerre Mondiale.
 
La légende dit:...que par gentillesse, elle se laissait embrasser par les clients qui venaient de perdre aux boules sans marquer le moindre petit point. La bise se faisait alors sur la joue. Jusqu'au jour où c'est le maire qui perdit la partie. Ce jour, Fanny au lieu de se laisser embrasser sur les joues demanda au notable de lui embrasser les fesses...Moins d'une seconde plus tard, deux baisers retentissants résonnaient dans le café..

Embrasser Fanny ou baiser Fanny, c'est perdre une partie de boules sans avoir marqué un seul point. Ce n'est pas une récompense, mais une punition !

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tuiles peinture fanny.jpg
 

La Fanny

La pétanque, une vrai tradition en Provence qui se joue sur une place ombragée de platane. Il faut lancer les boules le plus prés possible du cochonnet et déloger en les frappant, celles de l'équipe adverse. Le perdant, qui était autrefois couronnée par la cérémonie du baiser de Fanny, le joueur malheureux était obligé d'embrasser le "postérieur" de Fanny, exposé en effigie, sous les commentaires évidemment nombreux et moqueurs. Même le curé ne pouvait s'y soustraire. Aussi, lorsqu'il lui arrivait de perdre s'agenouillait-il de bonne grâce devant le " popotin " de Fanny, mais... les yeux bandés.

La Fanny est une "légende" dans le sud de la France, quand on perd 13 à 0 à la pétanque (sport très pratiqué dans cette région, on est "Fanny". Et comme "punition", le perdant pour récompenser sa défaite, doit embrasser les fesses de Fanny. Dans tous les bistrots du midi, il y a un tableau représentant une femme (La Fanny), ayant des boules de pétanque à la main, et relevant sa jupe pour montrer son postérieur...

 

***

 

Petite histoire de l'expression... "Il a embrassé les fesses de La Fanny".  (Extrait du livre "petite histoire des expressions, éditions France Loisirs).

- Déjà au XVIIIe siècle, on disait "baisait le cul de la vieille" quand on perdait aux cartes sans gagner un point.

- Puis au début du XXéme siècle, sur les routes de France furent plantés des panneaux de bois qui représentaient une femme montrant ... ses fesses ! Lorsqu'ils perdaient la partie, les joueurs de pétanque prirent l'habitude d'aller réellement "embrasser Fanny ou baiser La Fanny", c'est à dire de poser un baiser sur le postérieur de cette jeune femme qu'ils avaient surnommée... La Fanny. L'expression est restée bien après la disparition de ces fameux panneaux.

 

***

* En Savoir plus... [ici] 

Extrait du site ci-dessus.

Certains pensent que son origine est savoyarde, mais on peut témoigner dès 1870 de l'existence d'une vraie Fanny à Lyon. Dans le quartier de la Croix Rousse, les joueurs se rencontraient sur le terrain du "Clos Jouve". Dans ce quartier habitait une jeune fille de 20 ans qui faisait le désespoir de ses parents, on la retrouvait souvent sur le terrain du Clos Jouve où elle admirait les joueurs. Voilà notre Fanny ! En cadeau de consolation, elle dévoilait ses charmes au joueur malheureux qui n'avait marqué aucun point : elle l'entraînait à l'écart et hop! Elle relevait ses jupes et montrait ses fesses au vaincu. Nous n'en étions pas encore à les baiser. La pauvre Fanny n'eut pas une destinée heureuse, elle fut prise pour folle, on manqua l'enfermer dans un asile mais la justice fut magnanime car elle considéra qu'elle égayait finalement le jeu. Elle finit par vivre avec un ivrogne, tomba enceinte, fut séparée de son enfant, fut internée dans un asile pour indigents où elle mourut quelques temps plus tard. mais son souvenir nostalgique est resté bien vivant, les habitués du Clos Jouve la firent passer à la postérité.
 

Il existe même un disque sur Fanny. J'ai trouvé les paroles sur internet.

Paroles de la chanson "Fanny De La Sorgue" par Renaud

Dans l'eau de la Sorgue Fanny
Ne se baignera plus jamais
La rivière pleure dans son lit
Sa Fanny toute rhabillée
La belle n'ira plus dans l'eau
Depuis cent ans elle se cache
A l'ombre d'un joli tableau
Qu'un amant fit d'elle à la gouache
Et c'est au bistrot désormais
Qu'on peut voir dans l'angle d'un mur
Le cul de Fanny dévoilé
Promettant la bonne aventure.

Au bord de la Sorgue où Fanny
S'en allait se baigner jadis
Sous les platanes du Midi

Les boules de pétanque glissent
Que je pointe ou bien que je tire
Les miennes finissent dans l'herbe
J'pourrais mieux faire mais faut dire
Je triche un petit peu pour perdre
Pour pouvoir un jour dans ma vie
Honorer divines fesses
Un genou en terre pardi
Ainsi qu'on célèbre une messe
J'irai Fanny jusqu'à ramper.

Quel est le crétin misogyne
Qui décréta punition
Honteuse ridicule indigne
Cette noble communion
Cette intimité que je souhaite
De mes lèvres avec ce cul
Qui récompense la défaite

Qui ne brille que pour les vaincus
M'est avis que ce pauvre naze
Dut passer sa vie à prier
A genoux pour que sa bourgeoise
Lui offre pareil bienfait.

Au pays des Sorgues Fanny
Peut se vanter d'avoir fait mettre
Un genou à terre à celui
Qui pour aucun dieu ou maître
Nulle loi nulle discipline
Qui devant nulle autorité
N'aurait jamais courbé l'échine
Jamais n'aurait capitulé
Je me prosternerai encore
Bien plus et sans honte jamais
Pour un autre bout de ton corps
J'irai Fanny jusqu'à ramper.

***

 

 

 

 



20/01/2011
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