LA COMPLAINTE DE L'OLIVIER

 

  La complainte de l'olivier   

 

 

Champs d'oliviers à Vaison la Romaine

 

 

Le vieil olivier pleure dans la nuit gelée.
Son âme est triste dans la nuit hivernale.
Dans sa robe de peuplier au milieu d'une route, il pense à ses frères tout là-bas, qui proche d'un ravin bougent leurs feuilles dans un rayon de lune.

Les ramasseurs d'olives de toujours, à la pointe du jour ramasseront les olives et chanteront leur joie.
Le vieil olivier songe à sa jeunesse enfuie.
Quel bonheur toutes ces odeurs de thym et de lavande qui transcendait son âme.

Dans son cercueil au milieu de la route, planté ici, solitaire, il regarde le temps s'enfuir.
Etouffé par le gaz des voitures, les oreilles écorchées par les klaxons de véhicules, le vieil olivier pleure.

Les chiens ne viennent plus jouer.
Les oiseaux se sont éloignés.
Le vent ne caresse plus ses feuilles.
Ses frères ne chantent plus leurs berceuses.
L'olivier arraché de sa terre, fond en larmes.

La maladie l'a attrapé et petit à petit, il s'en va à pas de géant, rejoindre les étoiles.
Dans sa robe de peuplier, au milieu de la route, l'olivier se meurt.

Le vieil Olivier est mort !

 

 



05/12/2012
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