-- LE POPULAIRE CRUN-CRUN

 

Le populaire Crun-Crun

 

 

Personnage Avignonnais populaire dans la rue.

L'inimitable Crun-Crun.

 

***

 

(Air connu) Couplet de la chanson de Crun-Crun.

Lou crésian enterra

maï y ressucita

l'aven vi adé matin

a la carréto di chin. (bis)

 

***

 

Il y avait à Avignon, un pauvre type qu'on appelait "Crincrin". C'était un innocent. On l'appelait ainsi parce qu'il chantait en s'accompagnant d'un vieux violon à une seule corde, dont l'archet était une fourchette édentée. On imagine le son que pouvait rendre cette quincaillerie. (Crincrin est un terme désignant un violon de mauvaise qualité).
On engageait souvent Crincrin en lever de rideau des concours, pour mettre les spectateurs en condition. Tout pleuvait sur lui, dans un charivari de cris et de huées. Aux fruits et aux légumes, se mêlaient des objets plus consistants: chapeaux hors d'usage, vieilles godasses, boites de cartons et de métal. Crincrin, à peine conscient riait béatement sous l'avalanche. Un jour, il reçut parmi les projectiles habituels, une couronne mortuaire toute fanée. Crincrin, après mille saluts, sorti de scène et plus souriant encore que d'habitude dit: - Ce soir ils sont gentils, ils m'ont envoyé cette couronne.

 Elle n'est pas trés neuve, bien sur...  mais je pourrai la porter sur la tombe de ma fille !

 

 

 

Le plus pittoresque des figures de cette époque demeure bien l'inimitable "Crun-Crun" que certaines cartes postales confondent avec le "type Avignonnais" , chose un peu difficile a accepter par tous les habitants. Connut cependant un véritable succés et fît longtemps partie du paysage local. Crun-Crun personnage typique de la rue de la république à Avignon, bien connu des familiers de la Cité des Papes. Crun-Crun fait figure d'amuseur public qu'on remercie d'un bon verre. Devant les terrasses de café, il chante et mime des scènes d'actualité. Crun-Crun ne vit pas uniquement des pièces que lui rapportent ses facéties, mais de divers petits métiers.

 

 

Le populaire Crun-Crun: 1ér écuyer de la ville d'Avignon, ami des cafés, amuseur public et ramasseur de chiens, il est le conducteur de la voiture aux chiens. Celle-ci finit malheureusement par avoir raison de lui car il est tué accidentellement d'une ruade d'un cheval lors d'un embarquement de troupes de la gare en 1913.


 

 

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15/03/2010
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