La légende des cigales. (français et provençal)

 

La légende des cigales
 
 

 

EN FRANCAIS

 
 
Cette légende se déroule au temps où les anges venaient passer leurs vacances en Provence.
 
Ils arrivèrent par un matin de très grand soleil et furent étonnés de ne pas rencontrer âme qui vive entres les calanques et les terres cultivées. Ils s'exaspèrent d'apercevoir de nombreux champs en friche. Eux qui rêvaient de voir des potagers et des vergers prospères.
 
Très déçus, ils allèrent voir le curé du village, pensant le voir dans sa prière. Il était allongé sous le boutis faisant une sieste majestueuse. Le curé expliqua et précisa que les gens du coin se tenaient sagement à l'ombre des oliviers, afin de se préserver du soleil torride. L'un des anges dit:<< Mais quand travaillent-ils alors ? >>.
- A la fraîche! répondit l'ecclésiastique. Un peu à la rosée aussi. Ceci explique le piteux état de leurs terrains.
 
Les anges aux ailes dorées s'en retournèrent conter leur aventure à Dieu qui décida aussitôt de créer une nouvelle espèce d'insecte.
 
Lorsque que la saison se faisait plus torride, les insectes se mettraient dans les pins et exécuteraient des notes stridentes d'une musique exacerbée, afin d'empêcher les habitants du pays de dormir exagérément.
 
C'est ainsi que naquirent les cigales, en parfaite symbiose désormais avec "l'art de vivre" en Provence.
 
 
 
 
 
EN PROVENCAL
 

La legendo di Cigalo
 

L'istòri se tèn dóu tèms mounte lis Ange venien passa si vacanço en terro prouvençalo.

Un jour, arribèron au grand soulèu e fuguèron sousprès de pas rencountra amo qui vivo, e de trouba de noumbruso terro en erme.

Fort sousprès, anèron pica à l'oustau de Dieu e fuguèron encaro mai sousprès de trouba lou Cura, non pas en preguièro mai dins un miejour majestuous.

Aquèu ié espliquèron que lou segnour ié dounant lou soulèu en aboundanci li gens d'aqui se metavian à l'oumbro dis óulivié pèr s'engarda de si terrible raioun.

L'un dis Ange demandè : mai quand travaian dounc ?
A la fresco, respoundè lou Cura. Un pichot pau lou matin, un pichot pau pèr vèspre. Veici ço qu'esplico l'estat di champ.

S'entourèron au Cièu counta sis aventuro à Dièu, que decidè de crea un espèci d'insèite "tambourinaïre" que, quand lusirié lou soulèu, farié de la musico pèr empecha li gènt dóu païs de dourmi. Es ansin que nasquèron li cigalo.

 
 

 



27/02/2009
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